BLOOPERS

Bon! Je sais que j'ai commencé une fic, mais puisqu'elle va être plus dure et plus tordue que l'autre, j'ai décidé de vous faire un ptit cadeau pour vous détendre un peu ! Je vous offre les BlOoPeRs de ma fic ''Nouvelle Vie'' basée sur l'histoire de Doom Doom et Marie !!:) Let's goooo !

PREMIÈRE PARTIE

-Donc, reprit Paul, tu ne voudrais pas tenter ta chance avec nous?

-Vous ne recherchez pas un homme?

-Si, mais...je crois que ça pourrait les intéresser s'ils te voyait.

-Quoi, j'ai l'air d'un travesti?

Marie s'empara de la guitare bleu nuit et la lui balança dans la tronche.

-Héhéhé voilà, maintenant c'est toi qui en a l'air !

Elle ficha le camp.

Metteur en scène : MAIS C'EST QUOI CE FOUTOIR !? COUPÉ ! Non mais, les jeunes de nos jours....

~ ~ ~

Inspiration...expiration...inspiration...Marie n'en pouvait plus et s'étouffa. Elle mourut sur le coup.

Metteur en scène : WTF j'ai pas écrit ça, moi !! o_O SCÈNE SUIVANTE !!

~ ~ ~

-[...]Et je crois qu'une présence féminine balancerais le groupe.

-Tu es si féminine que ça !?

-Non, en fait je suis un homme dans un corps de femme, mais j'ai gardé mon pénis. Tu veux le voir ?

-Oh oui oui !, s'exclama Richard.

-Surprise !

Les autres ses sauvèrent en courant tellement il était gros tandis que Marie enculait Richard qui roucoulait de plaisir.

-Tu voix que jsuis pas si féminine, après tout, hein ?

Metteur en scène : ... '-_-

~ ~ ~

Une étoile filante traversa le ciel. Marie fit un voeu qui la surprit.

''Je veux voir le Père Noël...''

~ ~ ~

Trois jours plus tard, Marie se fit réveiller un curieux objet qui lui fouettait la figure. En fait, c'était Till qui la giflait avec son membre d'homme viril.

-NON MAIS C'EST QUOI ÇAAAA !??!?! s'écria Marie.

Metteur en scène : PUTAIN CONTINUE, T'ARRÊTES PAS LÀ !

Marie se leva du lit, prit sa nouvelle guitare et la lui rentra dans le cul.

-Non mais ! Vous n'avez aucune décence !?!

Metteur en scène : ...maman... >.<

~ ~ ~

-Mais bon sang ! s'exclama-t-elle. Qu'est-ce qu'ils mangent pour dîner, ces Allemands !? Ça va me coûter une fortune juste avec la bière...

Désespérée, elle rampa jusqu'au supermarché.

~ ~ ~

-Salut ma jolie, lui dit Richard en lui faisant la bise.

-Bonsoir! On a emmené du champagne! Dit Paul

-Et du Schnaps! Dit Till

-Et aussi mon sperme congelé!, lança Flake.

Il ouvrit la bouteille et y bu directement.

-Jte sers un verre ?

Marie s'évanoui et le metteur en scène aussi.

~ ~ ~

Doom la toisa un instant, puis partit sans demander son reste. Marie resta quelques instants devant la porte, le regard vide.

-Et merde! Christoph, je t'en prie, attends!

Marie enfila son strap-on dildo et sortit en courant.

Metteur en scène : Et merde...des gravols, s'il vous plaît ! Et scène suivante !

~ ~ ~

Till avait dix ex-femmes, ainsi que deux Harems. Il avait 209 ans, il avait plein de bâtards. C'est un genre poète sombre, réservé, mais ils ont beaucoup rigolé du fait qu'il avait eu sa première relation sexuelle avec une botte de foin.

~ ~ ~

# Posté le lundi 18 juin 2007 19:47

~Chapitre IV: Distance~

Le lendemain, il était plus de midi lorsque la maison s'éveilla. La fièvre de Doom s'était estompée durant la nuit, tout comme le délire qu'elle avait entraînée. En fait, lorsqu'il s'était réveillé, il ne se souvenait plus avoir dormi avec Mélody. Et il se demandait bien ce qui lui avait prit. Doom se leva et sortit sans bruit. Il ne fallait plus faire d'erreur, car celle-ci allait lui coûter cher, il s'en doutait bien.

Quelques minutes plus tard, le lit soudainement froid, Mélody s'éveilla à son tour. Schneider devait avoir faim, comme il était normal après une grosse fièvre. Elle regarda par la fenêtre pour voir un étendu immaculé. Tout était paisible dans le rang où elle habitait. Il y avait, en moyenne, cinq voitures qui y passaient par jour. Et c'était mieux comme ça. Elle enfila distraitement ses pantalons de cuir noirs et son col roulé vert pomme qui s'harmonisait bien avec ses yeux.

Valéry regardait la neige pendant que sa tante radottait sans cesse les réussites salariales de son mari. Enfin, elle allait être chez elle. Ça faisait une semaine qu'elle avait dû séjourner chez sa tante Kathy pour l'aider à emménager. Sa jumelle lui manquait et pour raison car elle et Mélody s'étaient encore disputées avant son départ. Et pour une belle connerie ! Elles avaient perdu leur DVD version importée extra-limitée de Rammstein et Mélody pensait que c'était de sa faute et vice-versa. Sauf qu'Isabelle, leur mère, l'a retrouvé dans la chambre de leur plus jeune frère...

Isabelle préparait de délicieuses crêpes ainsi qu'une panoplie d'autres plats que les Allemands ne cessaient de vanter. Isa amait bien les membres de Rammstein. Ils étaient charmants, drôles, bien baraqués et l'aidait beaucoup. C'était de circonstance, disaient-ils. Très bonne déduction. Elle obserbva sa fille descendre rejoindre les autres. Elle avait dormi avec Schneider, elle s'en doutait. Cependant, Isabelle était convaincue que ce n'était pas celui qui lui conviendrait.

Richard se plaisait bien ici. C'était calme et il n'avait pas connu ça depuis longtemps. Et la cuisine était délicieuse ! Une blague de Paul lui fit pratiquement cracher son jus d'orange par le nez. Ah...c'était une vie comme ça qu'il souhaitait, au fond. Une maison emplie de rire, de bonne musique, d'arômes diverses et un sentiment de détente totale. Il oublia un instant la guerre et s'abandonna dans ses pensées.

Valéry entra chez elle.

-Coucou ! lança-t-elle en ouvrant la porte.

Elle ôta rapidement son manteau en voyant qu'il y avait des invités. Elle se précipita dans la cuisine.

Christoph faillit s'étouffer en voyant la jeune femme entrer dans la cuisine. C'était une réplique parfaite de Mélody, mis à part de jolis yeux bleus. La manière dont elle était habillée aussi différait. Elle était plus du genre punk et emo, mais pas trop. Elle portait de subtils accessoires qui ne juraient pas avec les autres. Mélody, elle, était plus du genre gothique et romantique, selon les photo qu'il avait vu dans le salon.

-Dites-moi que je rêve !, dit Valéry. Allez-vous m'expliquer ce que font les plus beaux hommes de la terre sous notre toit !?

# Posté le jeudi 21 juin 2007 23:56

~Chapitre V: Craintes~

-Alors? Demanda Valéry.

-Bien...commença Isabelle. C'est une très longue histoire. Je crois que tu devrais t'asseoir.

C'est ce qu'elle fit en lançant des coups d'oeil inquiêts vers les hommes qui l'observaient avec attention.

-Hier soir, débuta Mélody, un hélicoptère est attérit en face de la maison. En as-tu entendu parler?

-Non...personne n'a parlé de ça.

-Tant mieux, alors. Donc, un hélicoptère est attéri et...

Valéry resta impassible tout au long de l'histoire qu'on lui racontait. Lorsque Mélody eut fini, elle s'étira et soupira.

-Dans quoi vous vous êtes embarqués ce coup-ci, hein les gars? Vous n'aviez pas assez de faire parler de vous avec vos paroles tordues que maintenant vous avez foutu la merde dans votre pays et vous venez vous cacher ici!? Autant tous aller se pendre dans la grange, il n'y a pas de différence!

Sur ce, elle quitta la pièce et s'enferma dans sa chambre. Les membres de Rammstein étaient sidérés.

-Elle a du cran...dit Richard.

-Elle est jeune, marmonna Doom.

-Elle fait de jolies métaphores!, dit Till.

-Et son ton n'a même pas changé durant toutes ses phrases! Lança Paul.

-Je pense que nous devrions partir, dit Till en se levant.

-Non! S'exclama Mélody. Nous avons promit de vous héberger et de vous aider du mieux qu'on peut; on ne vous laissera pas vous en aller comme ça!

-Écoute, commença Doom, c'est déjà assez dur comme ça de rester sous votre toit comme des profiteurs, je n'ai pas envie de me faire regarder de travers en plus!

-Mais non, Schneider, dit Isabelle, je connais mes enfants. Et c'est une réaction normale chez Valéry. Elle a peur de vous perdre, elle craint pour vos vies.

-Alors je vais aller lui parler, proposa Richard, histoire de détendre l'atmosphère.

Sur ce, il monta à l'étage à la recherche de Valéry. Il fallait bien l'avouer, elle était très jolie. Il avait vu une photo d'elle avec les cheveux rouges, sur le coup il avait cru que c'était Mélody, mais en voyant ses yeux il avait saisit que c'était sa soeur. Et ça lui allait vraiment bien. Il cogna à la seule porte de fermée. Aucune réponse. Il entrouvrit la porte et la vit couchée sur son lit en train de matter Live Aus Berlin. Richard sourit et entra.

-Ce n'est que moi.

-Oh.

Valéry restait concentrée et ses pieds allaient et venaient au rythme de Bestrafe Mich.

-Je suis navré pour toute cette histoire, dit-il.

-Tu peux t'asseoir.

C'est ce qu'il fit et elle aussi. Elle plongea ensuite son regard dans le sien.

-Où sont les autres? Demanda-t-elle finalement.

-Quoi?

-Où sont Flake et Oliver?

Richard se mit à jurer entre ses dents et en Allemand en plus! Quelque chose devait vraiment clocher.

-Ils sont nazis.

-QUOI!?

-Ils sont avec eux, bon! Je n'y croit toujours pas, moi non-plus. Mais ce sont eux qui nous ont balancé.

-Quoi? Mais...s'ils étaient contre cette idée, alors comment avez-vous fait pour écrire et publier vos chansons??

-On était pas sûrs de quel côté ils étaient, alors on a fait ça subtilement. C'est quand les fans se sont mit à réagir qu'ils ont comprit. Mais on était sur le point de partir. Ce sont eux qui nous ont tiré dessus. La police n'était même pas encore au courant, tu te rends comtpe? Tout ça c'est débile.

-Mon Dieu, mais qu'allons-nous faire...

-Nous!?

-Mais bien sûr; il va falloir faire un plan, un message d'intérêt mondial, parler à l'ONU; je sais pas moi!!

-Non, voyons il n'est pas question que vous vous embarquez encore plus pronfondément dans cette histoire. Vous l'êtes bien déjà assez.

-Alors on va vous regarder agir et vous faire tuer?

-Qui te dis qu'on va mourir?

-Ma conscience si on vous laisse y aller seuls!

-Écoute...que veux-tu faire de plus?

-On va monter un plan. Non, deux plans; au cas où l'autre foierais. On change d'apparence . Aussitôt que le plan est enclenché, on change d'endroit chaque jour. On ne peut se permettre d'échouer alors qu'on est si près de faire arrêter tous ces malades mentaux.

-Pourquoi dis-tu que nous sommes près du but?

-Ce n'est pas à cause de vous, la guerre là-bas; c'est surtout à cause des fans qui se sont rebellés et qui croient en vous. Reste plus qu'à tout déballer et à montrer les preuves.

-Que proposes-tu?

-On pourrais infiltrer quelqu'un. Pour qu'elle prenne des photos, des documents; peu importe!

-Non, c'est hors de question! On a déjà perdu la soeur de Schneider.

-Nous n'avons pas le choix!

-Écoute, je vais en parler aux autre, ok? Mais pour...

-Valéry, Richard, descendez vite! Cria Mélody.

Ils déboulèrent en trombe dans le salon où tout le monde était accaparés par la télévision.

'' ...que la guerre est sur le point d'éclater en Allemagne, les quatre membres de Rammstein : Till Linndemann, Christoph ''Doom'' Schneider, Richard Z Kruspe et Paul Landers sont actuellement recherchés par l'Interpol pour déclaration de guerre à l'État. On nous avertis qu'ils seraient dangereux et de prévenir la police si quiconque les aperçevraient. Pour le moment, nous ne sommes pas sûrs qu'ils aient quitté l'Europe, mais si oui, les recherches se feront aux États-Unis sur le champ. Maintenant dans le sport, la France a remporté la coupe de Soccer contre les...''

-C'était quelle chaîne? Demanda Valéry.

-La chaîne Européene, répondit Mélody sur le même ton.

-Il faut agir et vite. On ne peut pas se permettre de foirer. Sinon c'est la guerre dans le monde qui va éclater.

PS. : Pour les fans accros de Flake et Ollie...je ne les déteste pas, je vous jure et NON ils ne sont pas Nazis...quelle idée! Ce n'est que de la fiction, rappellez-vous... ^.^

# Posté le mardi 03 juillet 2007 19:15

~ Chapitre VI: Le plan Défensif~

~ Chapitre VI: Le plan Défensif~
-Alors qu'as-tu en tête?, demanda Doom à Valéry.

-J'ai ma petite idée sur comment on pourrait les infiltrer.

-J'ai déjà dit que c'était hors de question! dit Richard.

-Nous n'avons pas le choix. Nous n'allons tout de même pas vous dénoncer et vous regarder vous balancer au bout de la corde! s'écria Mélody.

-Mais...il y a assez de morts déjà...

-Je sais! Nous savons! Mais si nous ne convaincons pas le monde entier que c'est la vérité, il y aura encore plus de victimes!

-Ça suffit, dit Isabelle en s'approchant, trouvons au moins un plan pour ici. Si jamais ils supçonnent votre présence ici, il faut un plan de fuite. Une excuse; peu importe! Un plan défensif. Ensuite, nous mettrons au point un plan d'infiltration; un plan offensif.

-Je suis d'accord, répliqua Till.

-Oui, moi aussi. Dit Paul. Il faut au moins avoir un plan d'évacuation si jamais ils se la rammènent ici.

-As-tu une idée pour celui-ci? demanda Doom à Valéry.

-Non. Je n'ai que le plan offensif en tête.

-Moi je sais, dit sa jumelle. Je m'occupe du plan défensif.

Tous prirent place à la table de la cuisine. Valéry et Mélody restèrent debout.

-À toi l'honneur, petite soeur, dit Valéry.

-Donc. Il y a trois portes de sorties dans cette maison. La première sert aussi de porte d'entrée, donc nous l'éliminons tout de suite. L'autre se situe à l'étage. Au bout du couloir, il y a une chambre de rangement. Dans cette chambre, un garde-robe. Et dans ce garde-robe, il y a un escalier qui conduit sur cet étage, mais on y accède que par là. C'est une petite pièce secrète et la seule porte donne à l'extérieur, à l'arrière de la maison. Nous avons un chalet dans les bois. Un sentier vous y mènera, si jamais vous avez à vous cacher après être sortis par là.

-Et l'autre? demanda Richard.

-L'autre est à la cave. La trape est dans le salon, sous le tapis et sous le divan. Vous descendez l'escalier et une petite porte est à votre gauche. Elle donne à l'arrière, elle aussi.

-Ce chalet, il est loin à pieds? demanda Paul.

-Non. Même en hiver, nous y arrivons en moins de quinze minutes. Mais il faut suivre le sentier, sinon vous pouvez vous perdre et revenir à la maison. Il y a des provisions et tout le nécessaire pour une semaine. Mais nous irons vous y rejoindre avant ce laps de temps, bien sûr.

-C'est un bon plan, en conclut Richard.

Il lui sourit et, quelques instants, se plongeant dans la mer aqua de ses yeux, Mélody oublia tous ses soucis.

-Le plan offensif, maintenant, dit Doom.

-Oui, dit Valéry. Mais il va falloir avoir du sang froid et bien jouer son rôle...

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 21:57

~ Chapitre VII: Le plan offensif ~

~ Chapitre VII: Le plan offensif ~
-Ok, dit Val. Voilà, alors j'ai un diplôme en bureautique française, anglaise et allemande. Je pourrais envoyer mon CV là-bas. Voilà pour l'infiltration. Je changerai d'apparence. Nous changerons tous d'apparence.

-Et s'ils te demandent pourquoi tu voulais aller travailler là-bas, en ce temps de crise? lui demanda Doom.

-Bien, je pourrais leur dire que ça fait quelques mois que je l'avais envoyé et je rêve tellement d'aller en Allemagne que ce n'est pas ce qui va m'en empêcher. Et, de toute façon, ils vont bien se rendre compte que j'ai du cran.

-Ok. Ensuite?

-Si je rempli toutes les tâches qui sont attribuées à la bureautique, je vais tapper des documents, en traduire, ouvrir le courrier, bref, je serai partout. J'enverrai tout ce que je peux à un institution gouvernemental. Or, je ne sais pas lequel.

-Oublie l'Allemagne. Ils se sont emparé du Gouvernement et de l'Ambassade.

-Alors qui, demanda Mélody, qui a le pouvoir de faire bouger les choses??

-L'ONU, le FBI, l'Interpol...Il s'agit de les contacter.

-Mais comment? demanda Marc, qui jusque là n'avait pas ouvert la bouche. Comment les convaincre que tout cela est vrai?

-Nous pourrions leur dire que nous savons où sont les Allemands recherchés, mais qu'avant de leur dévoiler ils doivent jeter un coup d'oeil à ce que tu nous enverras, dit Mélody. Je peux me charger de cette tâche. J'ai des amis qui travaillent pour l'ONU.

-D'accord. C'est quand même bien. Mais pourquoi il faudrait que vous changiez d'apparence?

-Bien, dit Valéry, je ne veux pas qu'ils nous reconnaissent et qu'ils aillent fouiller dans nos dossiers. Si jamais ça foire, on redevient comme avant et on tente autre chose.

-Ok, dit Till. Pour le changement d'apparence, ça s'adresse à nous aussi.

-Prioritairement, oui. Si jamais on vous voit, il faut que vous aillez l'air de gens normaux...

-Quoi, on est pas normaux!? demanda Doom.

Elle le foudroya du regard.

-Bien sûr que si! Vous êtes plus que normaux; vous êtes des gens extraordinaires qui méritent leur succès et qui méritent qu'on les croie! Mais si vous vous baladez en pleine ville avec vos têtes d'Allemands et que des gens vous reconnaissent, on est foutus! Ils vont ratisser le Canada entier juste pour trouver ne serait-ce qu'un cheveux d'une de vos magnifiques tronches!

-Elle a pas respiré une fois en disant tout ça!? glissa Paul à Till.

-C'est le plan pour le moment. Mais il faut de la préparation. Alors, ça vous convient?

-Je ne suis pas encore sûre que je vais vous laisser faire ça, dit Isabelle.

-Pourquoi, demanda Mélody.

-Bien...vous êtes mes filles! Et...c'est dangereux! S'ils découvrent ce que vous faites...l'infiltration...tu veux finir comme la soeur de Christoph ou quoi!?

-Non, bien sûr que non! lança Valéry. Mais nous n'avons pas le choix! C'est à nous d'agir; pas à eux. Ils les repèreraient en un rien de temps.

-Combien de temps?

-Quoi?

-Combien de temps il faut pour mettre au point toute cette masquarade?

-Hum... Un mois, tout au plus. Le temps de me refaire une identité, de changer d'apparence et de faire en sorte qu'ils m'acceptent là-bas.

-Bon. Alors lorsque tu me prouveras que ce plan est infaillble, je te laisserai aller. Et toi aussi, Mélody. Maintenant, si vous le voulez bien, nous allons mettre ça de côté pour aujourd'hui. Je vais finir par craquer.

-Je suis désolé...nous ne voulions pas ça, dit Richard.

-Je sais. Nous le savons tous. Mais nous savons aussi qu'il n'y a pas d'autre solution. Je comprends.

Sur ce, elle alla laver la vaisselle. Paul se leva pour aller l'aider. Marc s'occupa de la lessive et Till passa l'aspirateur. La journée passa vite, dans le calme. Chacun dans leurs pensées.

Après le souper, il joua aux jeux vidéos avec Paul, Samuel et William. Mélody se retrouva dans sa chambre avec Richard et découvrit qu'ils avaient beaucoup plus de points en commun qu'elle n'imaginait. Il avait un très bon sens de l'humour et se souciait beaucoup des autres. Il adorait Alchemy Gothic et Victoria Frances, comme elle. Richard s'extasia devant sa collection de films d'horreur, de parodies et des films de Tim Burton.

-Es-tu effrayé? lui demanda Mélody, alors qu'ils écoutaient la Mariée Cadavérique, collés sur son lit.

-Oui, dit-il en un souffle.

-Moi aussi. J'aurais voulu que ce soit différent.

-Mais si ç'aurait été différent, on ne se serait jamai rencontrés.

-Je sais...mais vous ne méritez pas ça. Vous l'avez fait pour sauver votre pays et voilà comment on vous remercie!

-Oui...mais ne t'inquiète pas. Tout va bien aller.

-Qui essaies-tu de convaincre? Toi ou moi?

-Les deux...

Mélody leva les yeux vers Richard. Ils s'observèrent un moment.

-Et si on s'enfuyait, loin loin?? dit-elle soudainement.

-Pour aller où?

-Je ne sais pas, moi... Mexique, Amérique du Sud, Asie? Quelque part où ils vous oublieront...

-Tu sais bien qu'on ne peut pas. Mais on est bien ici. Personne ne se doute que nous sommes là. C'est vraiment le dernier endroit où Oliver et Flake vont penser. Nous n'en avons jamais parlé.

-Mais si il commençaient par ici!? Si...

-Chut...allons. Tu sais bien qu'ils vont fouiller dans les États-Unis car c'est l'endroit le plus facile à pénétrer.

-Je ne veux pas vous perdre. Je suis une fan, c'est vrai. Mais c'est plus encore. Je me réveille le matin et j'ai besoin de vous entendre. Quand je suis triste, vous me redonnez le moral et quand je suis fâchée, je me défoule en écoutant vos chansons... Vous me rendez confiante, vous m'avez fait découvrir qui j'étais vraiment. Et ce que je suis aujourd'hui, je le dois à vous. Vous êtes mes guides. Pas en tant que fan, mais en tant que femme.

-Mélody...

Elle se mit à pleurer.

-Vous êtes si exceptionnels, si uniques! Pourquoi c'est vous qu'on veut éléminer; ce n'est pas juste! Vous n'avez pas été bénéfiques qu'à moi, j'en suis sûre...Oh Richard tiens-moi, je veux pas te perdre!

Richard la prit dans ses bras et la berça doucement, jusqu'à ce qu'elle se calme. Puis il plongea ses yeux dans les siens. La mer rencontra la douceur de la pomme, jusqu'à ce que leurs visages ne soient qu'à quelques centimètres de distance. Il lui caressa doucement la joue, et Mélody frémit contre son contact.

-Tu ne peux pas savoir ce que ça me fait de savoir tout ça, souffla-t-il.

-C'est la vérité, dit-elle sur le même ton. Vous êtes ma raison de vivre. Tu es ma raison de vivre.

-Moi? Mais ça ne colle pas... je ne suis pas batteur.

-Tu es qui tu es. Et ce que je découvre en toi chaque jour me fais prendre conscience à quel point tu es une personne magnifique.

-Oui, mais je suis guitariste...

-Oh la ferme!

Elle l'embrassa.

# Posté le vendredi 23 novembre 2007 22:43