Chapitre IV: Rammstein

17h57. Marie était en train de faire chauffer le bouillon pour la fondue. Le frigo ne contenait pratiquement que de la bière, du fromage et des crudités. Sur la table, elle avait du user de son imagination! Deux pots de fondue car elle se doutait qu'ils étaient de vrais goinfres, des tas de viandes différentes, trois baguettes de bain, du fromage, de la trempette et le reste dans le frigo.

18h01. On sonna à la porte. Elle n'eut le temps d'entrouvrir que cinq beaux mâles se frayèrent un passage dans son appartement.

-Salut ma jolie, lui dit Richard en lui faisant la bise.

-Bonsoir! On a emmené du champagne! Dit Paul

-Et du Schnaps! Dit Till

-Quoi!? S'exclama Marie. Mon frigo est remplit de bières dont je ne sais même pas prononcer le nom!!

-Ben on les prendra pendant le souper! Dit Flake

-Ouais, le reste c'est le dessert, dit Doom. Au fait, tu as des coupes dans cet armoire?

-Pourquoi?

-Ben...le champagne!

-Quoi? Mais pouvez-vous me dire ce qu'on fête, là parce que je suis un peu per...

Sa vue se couvrit. Richard venait de lui poser un bandeau sur les yeux. Marie entendit des pas se diriger dehors, puis revenir.

-Tu peux regarder, dit fièrement Paul.

Elle ôta son bandeau et ne put réprimer un hoquet de surprise. La guitare...la guitare bleu nuit qu'elle avait tant admiré au magasin! Les cinq hommes la tenaient fièrement. C'était son présent. Mais pourquoi? Pour la consoller de ne pas être acceptée..?

-Bienvenue parmi nous, dit Christoph en l'enveloppant d'un regard brûlant.

-Je...je...Ah bon sang, je vous aime tellement!

Marie ne put retenir plus longtemps les larmes qui lui embrouillait la vue. Ils lui firent tous un grand câlin le temps qu'elle se remettait de ses émotions. Bon sang...C'était fait. Elle était membre du groupe. Rammstein. Marie ne pu s'empêcher de penser que...

-Bon, ben à la bouffe, maintenant! S'exclama Till.

Ils se mirent tous à rire, comme s'ils avaient grandi ensemble. Ils étaient bien, tout simplement.

Le souper se déroula à merveille. Ils burent toutes les bières qu'elle avait acheté, le champagne et le Schnap's (!!!). Vers les petites heures du matin, Paul et Till allèrent se coucher, étant donné qu'ils commencaient à avoir des petites tendances...........et suivit Flake. Richard décida d'aller, à son tour, se coucher, sans oublier de l'embrasser. (Pas Flake; Marie!:)) Marie n'émit aucun commentaire, elle se laissa plutôt faire. Elle était un peu saoûle et se disait que ça devait être la même chose pour lui.

Il ne restait donc que Schneider, qui était assit sur le divan dans la pénombre.

-Tu sais, dit-il, tu ne devrais pas te faire d'idées pour Richard.

-Excuse-moi!?

-C'est peine perdue. Il ne s'intéresse pas à toi.

-Quoi? Mais je rêve! Je ne comprends même pas pourquoi tu me dis tout ça!

-C'était une information.

-Et bien il y a de meilleures manières de le dire.

-C'est pas...

-Oh, et puis, va te faire foutre, tiens! Ça t'apprendra à te mêler de ma vie. Non, mais pour qui il se prend, celui-là, continua-t-elle en débarrassant rageusement la table. Il arrive comme ça, avec son air de beau gosse et ces yeux! hum bon sang, et puis il te donne des leçons, non mais!

Marie arrêta sa tâche. Doom la regardait, tout simplement.

-Je vais te demander de partir. La soirée a été assez longue et il n'est pas question que tu restes ici. Je ne te fais pas assez confiance, de toute façon.

Doom la toisa un instant, puis partit sans demander son reste. Marie resta quelques instants devant la porte, le regard vide.

-Et merde! Christoph, je t'en prie, attends!

Marie enfila son manteau et sortit en courant.

# Posté le lundi 16 avril 2007 18:09

Chapitre V: La magie de la neige

Marie courut du mieux qu'elle put, car elle n'était pas du tout dans son état. Il ne fut pas très dur à repérer ; Doom avait une bonne tête de plus que les passants et, étant donné qu'il était plus de trois heures du matin, il n'y avait personne. Marie lui saisit le bras.

-Attends moi, dit-elle, essouflée, je suis désolée. Pardonne-moi. On vous a déjà dit que votre bière est plutôt forte ?

-Si, répondit-il avec un sourire en coin.

-Doom, je voulais pas...

-Tu veux prendre un café ?

-Euh...un chocolat chaud, oui je veux bien.

-J'aime bien ce café qui est au coin de la rue.

-Ah oui...ça fait près d'un mois que je suis ici et je n'avais pas remarqué !

-Tu ne sors pas ?

-Bien...c'est un pays étranger pour moi et j'ai peur de me perdre..haha..

Il pénétrèrent dans le petit café 24 heures pratiquement désert. La serveuse les reconduisit à une banquette confortable au bord de la fenêtre. Schneider commanda un café, un chocolat chaud et des frites.

-Des frites !? s'exclama Marie.

-Ouais...j'ai toujours envie de manger ça quand je suis saoûl.

-Tu es saoûl, là ?

-Mouais pour sur !

-Alors j'aurais pu profiter de toi et...

-Arrête de rêver, je sais me défendre !

-Trouble fête !

-Tu t'es pas regardée, avec tes airs d'outragée quand je t'avertis que Richard est un salopard ?

-Christoph...

-Grmph. Désolé.

-Qu'as-tu donc contre lui ? Je ne le connais pas, en fait je ne vous connais pas du tout, à part ce que j'ai appris pendant le souper.

En fait, Marie avait appris beaucoup de choses.

Till avait quatre ex-femmes ( !), il avait 32 ans, il avait une fillette de 10 ans prénommée Nele. C'est un genre poète sombre, réservé, mais ils ont beaucoup rigolé du fait qu'il avait eu sa première relation sexuelle sur une botte de foin.

Flake avait 29 ans et une fillette de quelques mois nommée Anne. Il adorait prendre des photos et parler de lecture. C'est pour ça que Marie et lui ont développé une grande affinité ; les deux amateurs de lecture étrangère.

Richard avait 28 ans et une fillette de 3 ans nommée Khira Li. Il avait deux soeurs et trois frères. Il avait donc l'esprit de famille. Il était plutôt du genre dragueur et adorait prendre soin de lui-même. Richard avait passé au moins une heure à lui parler de toutes ses crèmes et tout som maquillage. Il s'est indigné d'apprendre que Marie n'utilisait aucun de ces trucs.

Paul avait 31 ans et Marie avait été très surprise de l'apprendre. Elle lui en aurait donné cinq de moins. Il était très rigolo et adorait plaisanter au sujet de sa petite taille. Il avait un fils nommé Emil qui avait presque dix ans. Ils ne se sont racontés rien d'autre puisqu'il a commencé à plaisanter au sujet de ''Richou'' qui était sa maîtresse...

Schneider n'avait pas vraiment discuté. Il préférait observer. Malgré tout, Marie a pu savoir qu'il n'avait que 28 ans et qu'il était né le même jour que sa grand-mère à elle. Il n'avait pas d'enfants et avait déjà été marié, mais pas longtemps. Il n'y a eu aucun commentaire là dessus, l'atmosphère devenue tendue. Au moins, ça n'a duré quelques secondes, jusqu'à ce que Paul lance du fromage à la figure de Till. Mais Marie aurait voulu tout savoir sur Schneider. Richard l'intéressait beaucoup, mais Doom l'intriguait fortement.

La serveuse leur apporta leur commande, interrompant Marie dans ses pensées. Elle sirota son chocolat chaud en silence, puis piqua des frites à Schneider qui essaya de les reprendre, fouillant pratiquement dans sa bouche. Il éclatèrent de rire. Il était vraiment beau quand il riait.

-Alors, vas-tu me dire le problème que tu as avec Richard ?

-Hum...C'est que...Tu sais que Till a eu plusieurs femmes ?

-Mouais. Pas très fidèle le ptit Tilou !

-Ouais, ben tu sais aussi que Richard a une fille ?

-Quoi ? Ne me dis pas que Till est le père de l'enfant !?

-Euh...

-La bière. C'est la bière.

-Bref...durant le divorce de Till avec l'une de ses femmes, jme rappelle plus laquelle, Richard a couché avec elle et Khira Li est née ensuite.

-Mais Richard est célibataire, non ?

-Si. Il n'est pas resté avec la mère. Il ne prend jamais ses responsabilités et c'est ce qui m'énerve.

-Mais pourquoi ne veux-tu pas qu'il me fréquente ?

-Parce qu'il ne t'aime pas, nom de Dieu !

-Christoph...

-Grmmphh. Désolé...

-Tu ne sais pas vraiment comment parler aux femmes, je me trompe ?

-Ce n'est pas vraiment ça...j'ai des soeurs, tu sais. Mais...Tu es une fille bien et je sais que Richard n'est pas pour toi. Je ne voudrais pas que tu tombes enceinte de lui ; le groupe serait dans la merde et...

-Doom ?

-Oui ?

-Merci.

Elle lui sourit et posa la main sur la sienne. Il la saisit et son café lui appartu soudain très intéressant. Marie tourna la tête vers la fenêtre.

-Oh, regarde, il neige !! s'exclama-t-elle joyeusement.

-Oui, c'est en plein dans la saison.

-C'est pareil comme chez moi.

-Où c'est, chez toi ?

-Dans une petite ville de Québec.

-Québec.. ?

-Oui, tu sais, au Canada !

-Tu viens de loin, dis-donc !! Mais que fais-tu ici, bon sang !?

Pendant ce temps, ils étaient sortis dehors et observaient la neige tomber sur un banc de parc.

-Bien...j'ai suivi mon cours de Langues Modernes et mon instinc m'a guidé jusqu'ici.

-Vas-tu rester...?

-Oh que oui. J'ai peut-être de la famille là-bas, mais ici j'ai encore mieux.

-Ah oui ? Et c'est quoi ?

Marie glissa sa main dans la sienne.

-Vous.

Ils se turent, laissant ce moment durer et qui serait gravé à jamais dans leur mémoire. Finalement, après que Schneider l'ait entouré de son bras, elle s'endormit, suivant les battements de son coeur.

# Posté le mercredi 18 avril 2007 17:26

Chapitre VI: L'explosion

Deux ans plus tard. Deux années s'étaient écroulées, sans prévenir. Marie n'avait pas vu le temps passer, tellement elle avait été occupée. Elle avait apprit à jouer l'album Herzeleid ; elle pouvait même tout jouer les yeux bandés et encore... L'album eut un bon succès et ils retournèrent en studio pour composer tous ensemble. Elle avait passé quelques mois chez elle, au Québec avec sa famille. Richard l'y avait rejoint. Honnêtement, elle fut un peu déçue. Elle adorait Richard, mais depuis sa nuit magique sous la neige avec Schneider, Marie ne pensait qu'à ça. Combien elle aurait souhaité que ce soit lui qui l'ait rejoint... ! Malheureusement, dès le lendemain, tout était oublié. C'était à peine s'il lui adressait la parole. Pourtant, elle n'était coupable de rien. Alors, elle se disait tout simplement que Doom était saoûl et qu'il n'avait pas souhaité tout ça.
Richard, cependant, était plus démonstratif. Il adorait être près d'elle et narguer Doom, qui restait impassible. Malgré tout, coureur de jupons comme il était, il avait des tas de conquêtes. Alors Marie restait seule, au bout du compte. Cependant, l'histoire prit une toute autre tournure.

C'était une fraîche journée d'août. Rammstein avait décidé de composer dans une jolie villa près de la plage. De là, on pouvait probablement entendre les éclats de voix des membres du groupe qui ne se chicanaient pas pour la première fois.

Depuis quelques temps, Richard était devenu un peu trop contrôlant. Étant donné que Till était le chanteur, on lui donnait le rôle de leader et c'était bien comme ça. Cependant, Richard s'était mit en tête de gagner ce titre et de faire tout à sa manière. C'est à ce moment que Marie explosa.

-Moi je veux qu'on appelle l'album Buck dich, dit Richard.

-Ça serait étrange de l'appeller comme ça ; qu'est-ce que les gens vont penser ? demanda Marie.

-Mais on s'en fout, de ce que les gens pensent ! On est comme ça, c'est tout.

-Non, mais je voulais dire nos fans. Certes il y en a qui vont aimer, mais d'autres pas. Ça serait dommage qu'on perde nos cotes d'écoute à cause du premier impression que l'on offre...

-Ah mais ce sera tant pis pour eux ! Tu devrais penser comme moi ; c'est bien comme ça.

-Écoute, Richard, je pense que l'on devrait écouter l'avis des autres, ils ont droit au dernier mot, eux aussi.

-Non, c'est règlé, c'est règlé. Les autres n'ont rien dit, c'est qu'ils approuvent.

-Quoi ? Mais tu ne cesses de parler depuis tout à l'heure ! Donne leur une chance de dire leur avis, au moins !

-Je t'ai dit que la décision était prise. C'est Büch Dich ; point final !

-Non mais c'est pas vrai !? Till, dit quelque chose, bon sang !

Celui-ci voulu ouvrir la bouche, mais Richard l'en empêcha.

-Ah non, vas pas te chercher appui ailleurs ; tu as voulu argumenter, aide-toi toute seule !

-Mais ça n'a aucun rapport !

-On sait bien ; toi, la Québécoise, tu veux tout contrôler pour te vanter d'avoir des Allemands à ton service !

-Ça suffit ! Tu vas trop loin ! Tu me saoûle ! Depuis un an tu n'arrêtes pas de te vanter d'être le leader du groupe. Et bien il n'appartient à personne ! Et puis, de toute façon, avec tes manières effeminées ; tu es loin d'avoir l'air d'un leader ! Regardes-toi...toujours en train de te regarder dans le miroir et porter des vêtements trop serrés...Comment tu veux que j'accepte tes avances? Tu es trop...

Richard, serra la mâchoire et sa main prit un élan pour frapper le visage de celle qui lui lançait toutes ses vérités qu'il n'aimait pas entendre. Marie ferma les yeux l'espace d'un instant et, quand elle les rouvrit, la main de Richard était à plusieurs centimètres de son visage, fermement retenue par celle de Schneider.

-Là, tu vas BEAUCOUP trop loin, lui dit Doom. Et Marie, arrête un peu de critiquer.

-Quoi !? Vous n'avez pas été foutu de lui faire comprendre ce que c'était un groupe ; je me suis démmerdée toute seule!

-Oublie tout ça...

-Oublier ? Ah oui, tu es bon pour ça, n'est-ce pas, Christoph !?

-Oh, ça va Marie, il ne t'as pas baisée, on fera pas un cas avec ça !

Doom poussa violement Richard sur sa chaise en vociférant en Allemand. Tous les membres se mirent à s'engeuler en même temps, toujours en Allemand. Finalement, un bruit les fit tous taire.
Le poing de Marie s'abattit violement sur la table.

-Ça suffit ! J'en ai marre ! Je fiche le camp d'ici et toi, Kruspe, tu devrais aller consulter un psy !

# Posté le lundi 23 avril 2007 22:51

Chapitre VII: Le septième ciel sans toi...

Quelques heures plus tard, Marie en était à sa six ou septième bouteille de Smirnoff Ice...elle ne savait plus. Elle était là, complètement saoule, couchée dans le sable en train de regarder les étoiles. Pourquoi ?, ne cessait-elle de se demander. Pourquoi Richard était-il devenu ainsi ? Ils étaient si proches, malgré tout. Ils portaient tous les deux une lentille pour les concerts, avaient pratiquement les mêmes costumes, la même couleur de cheveux, ils posaient toujours ensemble...Ils se complétaient si bien. Et maintenant il avait voulu la frapper. Bon sang, ça ne lui ressemblait tellement pas ! Mais, Richard avait été cruel de lui rappeller à quel point elle voulait Doom. Marie se remit à pleurer en se disant qu'elle était trop stupide. Stupide de penser qu'il aurait pu, l'espace d'un instant, s'intéresser à elle.
Perdue dans ses pensées, elle n'avait pas vu Richard arriver, titubant dangereusement.

-M...marie...kes..keuh..tu fouu...

-Ficheuh le camp Rich...j..jveux être...seuletoutseule.

-Ah come on...je...burp!...je suis complète...parfaite..extraordi..nai..rement désolé !

-Pour...pourquoi tu es cmme ççça, Rich ?

-Jsais pas, Mar...tout cha me...monte à la têteuh...

-C'est pas juste Richou...jtai rien fait...

-Ou...oui..mais...tu n'en a qu...que pour Sch...Schg...Schneiderrr...

-Et alors ? On s'en fffffffou ! Il a pas envie de m..moi..

-Meeuuh non, dekoituparles ? Il te dévorererait ss'il..le pouvait !

-Quoi il fiche, alors ??

-Bah...c'est ceuh truc là..vec la confiance...Un...hic !..un zour, il a fait confiance à une hic...qui se nommait Valérieuh...et elle l'a trachi..euh...trahi! (mouhahaha Val jme venge pour ta fic où Doom te fait sa super déclaration !!! XD)

-Ahbencha...

Richard s'approcha péniblement de Marie et lui tomba carrément dessus.

-Oupsss...

-Qu'estcequeuhtufichesRich ?

-Je...sui...vraiment décolé...euh désolé !

Il la regarda dans les yeux et elle savait que c'était vrai.

-Maintenant je vaieuh...t'embrasser parceque...

Richard ne finit pas sa phrase et s'empara goulument de ses lèvres. Ils s'embrassèrent passionément pendant quelques minutes, frustrés, brisés. Puis, ce fut Marie qui mit fin au baiser en prenant Richard par la main et ils titubèrent en choeur jusqu'à sa chambre. Richard reprit son baiser, goûtant à ses lèvres et à sa langue. Ses mains explorèrent son dos, la courbe de ses reins qu'il aimait tant, ses fesses... Cette fois-ci, ce fut lui qui mit fin au baiser pour parcourir son cou de sa langue. Marie gémit, arquant le dos. La langue de Richard descendit langoureusement jusqu'à sa poitrine qu'il découvrit lentement. Elle gémit de plus belle lorsqu'il y goûta et enleva son t-shirt pour y découvrir un large torse bronzé. Marie enfonça ses dents dans son épaule, ce qui le fit gémir à son tour. Marie prit place sur lui à califourchon et mordilla le lobe de son oreille tandis qu'il explorait sa poitrine de ses mains. Finalement, le reste de leurs vêtements rejoignirent le sol. Richard se plaça au dessus de Marie, tenant fermement ses poignets au dessus de sa tête. Marie ne put s'empêcher de crier lorsqu'il entra en elle. Elle ne l'avait pas fait depuis longtemps et ondulait lentement sous le corps si bien ciselé de Richard, recherchant ce plaisir si diabolique qu'est le plaisir de chair. Richard donna de violents coups de bassin, entrant encore plus profondément. Finalement, après une valse endiablée, ils atteignirent le septième ciel presque en même temps et s'endormirent, enlacés.

# Posté le lundi 30 avril 2007 21:09

Chapitre VIII: Le réveil

-...mmh...ah...b'sang...MA TETE!!!

Marie se réveilla douloureusement ce matin là. Elle était enroulée dans une énorme couverture blanche et collée contre un magnifique corps bronzé.

-...un quoi !?

Elle se redressa en sursautant.

-Richard !? Qu'est-ce que tu fiches dans ma chambre !?

-Euh...mmph...c'est ma chmabre, tu sais. Et c'est toi qui m'y a emmené...

-...je...ne me rappelle plus...

Des fragments de souvenirs lui revenaient..le baiser...les caresses...leurs cris...Marie rougit violement.

-Ah, mais...ah mais ! Bon sang !

-Hum...fait pas cette tête...c'était bien, non ?

-Euh..oui, mais...je...

-Écoute, ça ne changera absolument rien entre nous, tu n'as pas à t'inquiéter.

-Mais...c'est que...je t'aime beaucoup, mais...

-Ah ça. Bah, tu me connais, non ? Je cours d'une fille à l'autre, recherchant en vain la bonne...Mais je sais que tu n'es pas pour moi. J'ai été très heureux de partager ce moment avec toi.

-C'est dommage que tu ne trouves pas.

-Je sais, mais je ne suis pas la personne pour toi non-plus. Quoique tu n'as pas à chercher bien loin...

-Tu parles de Schneider ?

-Ouais. Il est un peu farouche, mais je pense que tu vas le faire sortir de sa coquille.

-J'ai tellement peur de le déçevoir...je ne veux pas le perdre. Mais comment lui faire comprendre qu'il m'intéresse ? Depuis cette soirée chez moi il y a deux ans, il m'a à peine parlé...ça fait mal.

Des larmes coulèrent le long de sa joue sans qu'elle puisse les arrêter.

-Chuut...allons...

Richard la prit dans ses bras et lui carressa le dos.

-Il a probablement été troublé qu'une inconnue entre comme ça dans sa vie, sans prévenir !

-...oui, mais...je sais pas. La première fois que j'ai croisé son regard...Mein Gött... ! Le frisson que j'ai eu...

-Hum. Chez nous, les Allemands, ça s'appelle un bon coup de foudre. Et je serais pas étonné que ce soit la même chose pour lui.

Marie se mit à rire.

-Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?

-Bien, c'est que...je suis en train de pleurer un mec que j'aime sur un autre mec qui, en plus est nu comme un ver, tout comme moi...

Richard se mit à rire lui aussi. Il se leva et alluma une cigarette.

-Hum...Les critiques ont bien raison.

-De quoi ?

-Tu as vraiment un cul d'enfer !

Ils s'esclaffèrent.

Finalement, Marie s'habilla et reprit le chemin de sa chambre. Malheureusement, en chemin, elle croisa Schneider qui la toisa froidement.

-Alors, bonne nuit ?

-Ça te regarde... ?

-Je me le demande...

-Je te questionne, toi, quand tu es entouré de nanas qui veulent te toucher à tous les coins de rue et que tu rammènes quelques fois ?

-Grmph.

Doom continua son chemin.

-C'est ça, fuit, comme d'habitude !

Il s'arrêta et se retourna lentement. Il la fixa droit dans les yeux.

-J'aime mieux fuir ce qui me fait peur au lieu de foncer dedans et me péter la gueule.

Schneider repartit. Marie resta sans voix.

-Oh, Christoph...faites qu'il y ait encore de l'espoir...je t'aime tellement...C'est bien là que je m'en rend compte...

# Posté le mardi 01 mai 2007 17:16